2e Journée Guérison de la mémoire (Montréal)

L’Observatoire Justice et Paix est fier de vous convier à la deuxième édition de ses journées Guérison de la mémoire, qui aura lieu le 11 mars 2017 à Montréal. Après le succès du colloque de 2016 à Québec, où huit conférenciers ont pris la parole pour réfléchir et échanger sur l’état de notre mémoire collective et dont vous pouvez avoir un résumé vidéo ici, nous nous rassemblerons cette fois à Montréal autour d’une formule renouvelée:

Deux conférences principales, données par M. Jean Sévillia, écrivain et chroniqueur au Figaro, et M. Mathieu Bock-Côté, sociologue (Ph.D) et chroniqueur au Journal de Montréal.

Une table-ronde, intitulée L’Église et la question des moeurs, animée par Marie-Andrée Lamontagne, éditrice et journaliste, avec Brigitte Bédard, écrivaine et journaliste, Serge Gagnon, historien et la participation spéciale de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

Inscrivez-vous ICI pour réserver vos places!    Tarif régulier 20$ | Tarif étudiant 10$

À l’horaire:

9h00 – Accueil

9h30 – Mot d’ouverture. Présentation du projet de la guérison de la mémoire

10h – Conférence de M. Jean Sévillia, intitulée « L’historiquement correct : l’histoire trahie, la mémoire manipulée. Comment en sortir ? »

11h30 – Conférence de Mathieu Bock-Côté, intitulée: « Pour une mémoire de la réconciliation« .

12h30 – Dîner libre

14h00 – Table-ronde « L’Église et la question des moeurs au Québec« , avec Brigitte Bédard, Serge Gagnon et Mgr Christian Lépine

15h30 – Fin.

Des périodes de question seront prévues tout au long de la journée.

Qu’est-ce que la guérison de la mémoire?

Rarement dans l’histoire un peuple aura-t-il vécu une volte-face culturelle aussi radicale que le Québec du demi-siècle passé. Ceci s’est manifesté notamment dans le domaine religieux, où la coupure a été la plus nette. Or, beaucoup de Québécois estiment aujourd’hui que nous sommes passés d’un extrême à l’autre : d’un monde où la religion était omniprésente à un autre où l’on semble vouloir l’évacuer complètement. Pour un peuple qui a vécu dans un rapport étroit entre la foi et la culture pendant près de quatre siècles, une telle mutation n’a-t-elle pas des conséquences préoccupantes pour son avenir collectif? Voilà la question que l’Observatoire Justice et Paix veut soulever, sous le thème de la guérison de la mémoire.
La guérison de la mémoire, qui n’est pas un projet religieux ou politique, se présenterait d’abord comme un renouveau de notre rapport à l’histoire. En effet, depuis les années 1960, la mémoire collective des Québécois propose une vision négative du passé, au point que l’on a appelé « Grande Noirceur » la période qui précède la Révolution tranquille. Cette « noirceur » désigne notamment les abus de pouvoir de l’Église et la collusion entre celle-ci et le pouvoir politique. Mais n’est-elle pas aussi dans notre esprit lorsque nous oblitérons l’apport du religieux dans la naissance, la survie et le développement de notre nation?
La guérison de la mémoire sera ainsi une opération de vérité par laquelle nous tenterons de poser un regard plus équilibré sur notre passé avec ses ombres et ses lumières. Elle sera ensuite une démarche de réconciliation, dans la mesure où elle est un effort pour assumer généreusement ce que nous avons été et le raccrocher à ce que nous sommes appelés à devenir. Ce n’est donc pas un projet religieux, réservé aux croyants, mais une démarche proposée à toutes les personnes de bonne volonté qui constatent que notre socle identitaire s’est érodé. Ce n’est pas non plus un projet politique, puisqu’il se situe à un niveau plus profond, le fondement de notre identité, qui constitue la condition même de toute option politique.

 

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